Etape 2.2

Epreuves anticipées

Epreuves à valider avant de passer le stage pratique de qualification

Les épreuves anticipées sont valides pour les 2 ans précédant l’inscription à la partie pratique du stage de qualification.

 La saisie de données

Vous demanderez des données de baguage à saisir auprès de Romain Provost (romain.provost@mnhn.fr).
Les critères de validation pour cette épreuve seront :
(1) la mise en œuvre correcte des consignes générales de saisie de données (cf. guide de saisie des données de baguage),
(2) le respect des consignes spécifiques à cette épreuve explicitées par le CRBPO lors de la transmission des données à saisir notamment l’utilisation du masque de saisie automatisé proposé par le CRBPO et
(3) la mise en œuvre correcte des instructions de corrections des données en erreur (avec au maximum deux envois de données en erreur pour correction).
NB : Afin de procéder aux corrections, pensez à envoyer le formulaire d’identité (sauf pour ceux figurant déjà dans la base de données du CRBPO) en indiquant comme Motif : « Épreuve anticipée au stage pratique ».
Vous pouvez réaliser cette épreuve avant ou après les épreuves d’identifications (il est néanmoins préférable de valider d’abord ces 2 épreuves pour ne pas avoir à refaire la saisie au bout de la période de validité ).

 Les épreuves d’identification

Ces deux épreuves, sorties du stage théorique afin de permettre aux participants de se concentrer sur les aspects techniques de la qualification sont toujours considérées comme sensibles, au même titre que le démaillage, la détermination et la manipulation (contention et prise de biométrie) des oiseaux sur le terrain.

 L’identification dite « Ornitho »

Un bagueur généraliste est un ornithologue de terrain qui doit être capable d’identifier rapidement tous les oiseaux qu’il capture. Cette épreuve a pour seul objectif d’évaluer vos connaissances ornithologiques à partir d’un jeu de photographies.

Elle consiste en 20 photographies. Chaque photographie reste à l’écran pendant 10 secondes. On demande uniquement d’identifier l’espèce (pas le sexe, ni l’âge).
Définition des espèces à connaître. Aucune espèce occasionnelle en France métropolitaine (voir liste des espèces soumises à homologation sur le site du CHN) ne figure dans cette épreuve. Seules les espèces qui apparaissent de manière régulière dans notre pays en tant que nicheuses (des photos de poussins et juvéniles pour les espèces communes et répandues peuvent être présentées), migratrices ou hivernantes sont à connaitre. Toutes les familles d’oiseaux sont concernées y compris les taxons peu capturés par les généralistes : rapaces, anatidés, limicoles, laridés etc...
Pratiquer des observations sur le terrain reste la meilleure façon d’apprendre à identifier les oiseaux.
Vous pouvez compléter cette formation en vous entraînant à l’aide de tests disponibles sur internet comme celui proposé par www.computerbirding.com. L’idéal est de pouvoir identifier toutes les espèces du niveau 4 sans l’aide d’un quelconque guide (level 4, Advanced).

  • Une note supérieure à 16/20 est nécessaire pour valider cette épreuve (moins de 4 erreurs d’identification).
  • Une note inférieure à 15/20 nous amène à vous conseiller de parfaire votre formation avant de vous représenter à cette épreuve.
Ci-dessous, les 20 photographies présentées lors d’une épreuve

L’épreuve a généralement lieu lors du stage théorique sauf imprévu. Les détails organisationnels seront indiqués sur le programme du stage théorique ou envoyés à chacun par message individuel..

 L’identification dite « En main »

La mention « généraliste » implique que le bagueur est susceptible d’intervenir sur l’ensemble du territoire métropolitain et sur toutes les espèces. Les stages de qualification étant organisés dans des lieux où un faible nombre d’espèces d’oiseaux pourrait être capturé pendant la semaine, il est indispensable que nous puissions vérifier les compétences des futurs bagueurs sur un nombre plus important d’espèces.

Elle consiste en 20 montages photographiques qui sont présentés en deux étapes. D’abord pendant 5 mn à l’écran, soit 15 secondes par photographies de manière à permettre d’identifier rapidement toutes les espèces présentées. Ces montages sont ensuite laissés aux candidats sous format papier pendant 1h55. Les montages photographiques sont également projetés à l’écran pendant toute la durée de l’épreuve qui dure ainsi 2h. On demande d’identifier l’espèce, de sexer et d’âger l’oiseau. L’examinateur veille en permanence à ce que tous les qualifiants disposent des montages sous format papier de manière équitable.
La date de capture de l’oiseau est systématiquement fournie, tout comme la masse et la longueur d’aile. Parfois, d’autres informations sont fournies comme la présence d’une PC, d’une PI... Toutes ces informations sont très importantes et souvent diagnostiques.

Le montage présente une photographie d’un oiseau et des zooms sur plusieurs parties de l’oiseau (œil, pattes, groupes de plumes…). Toutes les photographies d’un même montage concernent le même individu. Tous les éléments qui permettent d’identifier, de sexer et d’âger figurent sur ce montage. Bien sûr, certains zooms sont diagnostiques, d’autres non.
Même si l’oiseau n’est pas tenu en main, il faut aborder cette épreuve avec la même philosophie que sur le terrain.
Tous les guides sont autorisés. Le guide de baguage est toutefois indispensable, même si quelquefois la seule consultation d’un guide ornithologique peut suffire à trouver la solution.

Les espèces sont choisies au hasard dans un jeu de photographies du CRBPO. Seules les espèces susceptibles d’être capturées par les bagueurs généralistes français sont présentées. Aucune espèce « occasionnelle » ne figure dans cette épreuve. Il se peut que certaines espèces soient jugées peu courantes, toutefois il faut garder à l’esprit qu’une espèce peu commune pour le bagueur du nord ou de l’ouest de la France sera jugée banale par celui exerçant en Provence ou en région de montagne et vice-et-versa.

  • Une note supérieure à 160/200 est nécessaire pour valider cette épreuve.
  • Une note inférieure à 141/200 nous amène à vous conseiller de parfaire votre formation avant de vous représenter à cette épreuve.

    BAREME : -20 points par erreur d’espèce, jusqu’à -5 points par erreur de sexe et jusqu’à -5 points par erreur d’âge ; en fonction de l’importance de l’erreur.

  • Nous ne fournissons pas le détail des réponses par montage, uniquement un nombre d’erreur d’espèce, de sexe et d’âge pour chaque candidat
3 montages présentés aux épreuves des années passées, comme exemple


Linotte mélodieuse

  • M : La poitrine et les plumes rouges du front caractérisent un mâle.
  • +1A : Les rectrices sont de même génération, y compris les rectrices centrales. La CP la plus externe n’a pas la même forme que les autres mais semble avoir le même degré d’usure, donc être de la même génération. Seule la GC1 parait non muée par rapport au reste des GC. Mais cet élément, à lui seul, ne permet pas d’affirmer que cet oiseau est un 2A. De plus, l’aspect très « rouge » de cet oiseau n’exclut pas un oiseau de +2A. Pour ces raisons, l’âge noté pour cet oiseau est : +1A.


Mésange charbonnière

  •  ? : Avant la mue post juvénile, cette espèce ne peut pas être sexée (pas de dimorphisme de couleur) .
  • 1A : L’aspect général de l’oiseau, le plumage neuf sans contraste de mue, la calotte terne et les joues jaunes, les couvertures sous alaires en pousse, couplés à la date de capture, indiquent un juvénile.

  • Verdier d’Europe

  • M : La partie des rectrices externes (4, 5 et 6) colorée en jaune touche le rachis noir sur une longueur importante qui approche les 2/3. Le vexille externe des premières rémiges primaires est presque entièrement jaune vif sur le premier tiers. Les couvertures primaires présentent de nettes pointes grises et sont colorées de vert sur une large frange.
  • +2A : (car la date est postérieure au 31 décembre) Pas de limite de mue dans les grandes couvertures. Rectrices larges et arrondies, offrant un aspect presque neuf. Les rectrices d’un oiseau de 2 ans, non encore muées, offriraient un aspect nettement plus usé et auraient une forme plus pointues et étroites. Plumes de l’alula très jaune, notamment sur leurs vexilles externes, elles présentent un aspect presque neuf et une pointe gris cendré bien caractéristique.
  • L’épreuve a généralement lieu lors du stage théorique sauf imprévu.
    Les détails organisationnels seront indiqués sur le programme du stage théorique, ou envoyés à chacun par message individuel.